Dimanche 11 mai 2008
 

       

       Elle grandit dans les coeurs sans faire de bruit…

       Le glaive prend son temps puis doucement s’enfonce,

       Entre l’or et le sang, c’est la vie qui renonce

       Brisant le fil ténu du rêve qui s’enfuit.

 

       Fléchées par Cupidon, déferlent les scories.

       Amertume glacée au sein d’une avalanche,

       Fantasmes échoués sur notre page blanche

       Colorant de sépia nos vaines théories.

 

       Les voies abyssales tenaillent le destin,

       Les mots souventefois distillent la souffrance

       Et le bonheur s’est tu ; c’est la désespérance

       Apposée de son seing par le beau galantin.

 

       Mais il est un espoir à ne point occulter

       Que diapre l’horizon au terme du naufrage.

       Les amants esseulés recouvrent le courage

       De disséminer les brouillards pour exulter.

 

       Sur les volcans éteints s’érigent les géodes

       Qui habillent nos doigts d’agate ciselée,

       Reflet d’une passion par trop renouvelée

       Abrogeant sans regret les sombres épisodes. 


                                           
                                            

                                  Poème de Jacqueline Peytavi

                                            

par Jacqueline Peytavi publié dans : Réminiscence
 
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