D'ici et d'ailleurs

MA COMMUNAUTE

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 13:15





Dans les nuages noirs des éclairs de la guerre,
Tu m’écrivais l’amour et la douceur des mots
Me rappelant sans fin les instants de naguère,
De ce passé perdu, tu consolais les maux.

J’étais très loin de toi ma chère et tendre épouse
Trop longtemps désunis par ce destin amer,
Ce lien que déchirait la fortune jalouse
Noyait nos pauvres yeux de pleurs au goût de mer.

Nos regards, au lointain, se perdaient dans le vague !...
Je revoyais encor, ce moment de bonheur,
Ce doigt où scintillait l’inoxydable bague
Bénie un jour d’avril par le divin seigneur !

Nos cœurs étaient en deuil, larmoyant en silence
Sur des baisers volés à jamais disparus
Quand l’union de nos corps perdait la quintessence
Dans ce fleuve d’amour qu’abreuvaient tous ces rus.

Dans un printemps bleuté quand revint l’hirondelle
Je retrouvais enfin nôtre chère maison,
Son parterre fleuri, tel carré de dentelle,
Ton prénom parfumé de la prime saison.

Tu restes mon soleil qui lève les aurores
Où l’on cueille à nouveau, les baisers du regain,
Les sources du bonheur rempliront nos amphores
Et le miel du futur recréera le couvain.

Nos baisers retrouvés après la longue absence,
Qu’ils étaient doux, qu’ils étaient chauds ! qu’ils étaient fous !
Qu’ils embrasaient nos corps, jusqu’à la jouissance
En comblant le désir étreignant deux époux !

Notre hymen suscitait des chants d’amour pour thème,
Nos plus tendres baisers pesaient plus lourds que l’or...
Et le son de nos voix murmurant des « je t’aime »
Emplissait notre nid d’un fabuleux trésor.



Poème de Candide Agnèse

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