A ma Tendre Epouse, Violette,
Ô ! Toi, soleil de ma vie.
Te souviens-tu, mon cœur, quand tu sautais légère
Dans le flot des genêts d'un lumineux matin ?
L'étrave de ton corps voguait vers le destin,
De notre amour naissant, tu fus la messagère !
Tu gardais nos baisers, toi ma douce bergère !
Comme tes blancs moutons dans un rêve certain,
Les clarines tintaient, là-bas, vers le lointain
Quand nos âmes vibraient dans la verte fougère.
Dans notre nid, témoin de nos désirs secrets
Tous ces beaux jours enfuis suscitant des regrets
Reviendront s’abreuver à l’éternelle source.