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TRADUCTION DES PAGES

 
   
Dimanche 4 mai 2008

  Ce tantôt, j’avais envie de marcher
sur les sentiers solitaires
dans un silence lourd de ton absence.
Sous un voile d’embruns balayé par le vent,
pour conjurer mes pleurs j’ai voulu rêver de nous,
 réentendre l’écho de ta voix.
Redécouvrir le nid de nos premiers ébats,
avant que la séparation
n’efface l’aura de ton visage.

Nous revoir tous deux enlacés sur l’asphalte
où nous nous faisions l’aveu d’un sublime amour
au passé lointain et futur incertain.
En ce cadre enchanteur,
 combien de passants furent témoins
de nos tendres baisers ?
Je l’ignore !
Je ne voyais que toi
dans l’oubli protégé de l’appel du grand large,
 nos deux êtres livrés aux élans du voyage.
Mon cœur éperdu
regrettait de n’avoir prolongé l’ivresse de l’instant
et j’ai voulu revoir ce lieu, en sachant pourquoi !
J’avançais en écrasant les ombres sous mes pas.
Je marchais, marchais en vain,
sans avancer d’un pas.

J’aurais voulu courir les yeux fermés
sans rompre l’amarre à l’ancre de mes chagrins
et suis restée immobile dans l’amnésie du temps,
pleurant les illusions de trop noirs cumulus
au fil des heures perdues.
Je me suis enfuie sur la route,
labourant un chemin creux de larmes
pour garder une once d’espoir,
 mais le chemin devint fossé glauque
où s’est enlisé mon cœur perclus par ton absence.
J’ai symboliquement revu tous mes rêves,
eu même des frissons.
 J’ai soutenu mon cœur,
 ressenti tes lèvres sculpter sur mon sein
l’empreinte de notre romance.

Puis-je voler à Cupidon un soupçon d’espérance ?
Puis-je espérer un jour te retrouver en ce lieu,
 amoureux et sans servitude,
où j’attendrai ta venue sur le roc
« Solitude ».

 
 Jacqueline Peytavi

par Jacqueline Peytavi publié dans : Lyrisme personnel
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