SOYEZ LES PREMIERS

Inscription à la newsletter

TRADUCTION DES PAGES

 
   
Jeudi 15 mars 2007

   

"Oui, mais l'Art de l'être n'appartient qu'aux Grands...". J.P
 
 

 

À Candide AGNÈSE

 

 

 Ta muse, cher Candide, est toujours complaisante
 Et il me plaît d'ouïr le tempo de tes vers.
 Leurs sons énamourés – musique bienfaisante –
 
Résonnent alentour dans leurs thèmes divers.

 Calliope éloquente, Erato qui m'envoûte,
 Sur
ton berceau, jadis, posèrent une fleur.
 
Il faut avoir été béni des dieux, sans doute,
 Pour coudre ainsi les mots d'une si belle ampleur.

 Tu cisèles pour nous les plus charmantes rimes ;
 
D'un pinceau délicat tu colores les sons ;
 
Rien ne paraît plus beau quand, lorsque tu t'exprimes
 Dans notre art gracieux, montent de doux frissons.

 Souvent premier, tu fus ; et dans ta tour d'ivoire,
 Jamais tu n'apparus orgueilleux, blasonneur ;
 Tes amis s'enivraient de ta discrète gloire ;
 J'ai dit : "Etre après toi, c'est encore un honneur !"

 A mon recueil, j'ajoute une nouvelle image
 Pour que ton nom soit lu par la postérité.
 C'est ma façon, vois-tu, de te rendre l'hommage
 Et d'honorer, enfin, ta virtuosité.

 Le temps fuit comme l'onde à la source limpide ;
 
Un jour, ces vers teintants ce feuillet racorni
 Laisseront deviner, ô poète ! ô Candide !
 Mes louanges d'alors, sur un papier jauni.

 Qu'importe ! grise-nous de ta plume d'orfèvre ;
 Grave de ton stylet le songe de la mer ;
 Et permets-nous d'avoir, imprégné sur la lèvre,
 Le goût âcre et puissant de ce breuvage amer ;

 Car le verbe, par toi, resplendit ; et sublime
 L'amour et les splendeurs de notre humanité.
 
Dieu qui précipita Satan dans un abîme
 
T'a transmis, je le crois… de sa divinité. 

Poème de Pierre VIRMES

***

blog philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus