Sur la patine sombre en fluctueuses ondes,
Les paupières du ciel veillent sur nos cités
Quand l’épaisse moiteur des brumes vagabondes
Unissent tendrement les deux immensités.
Soudain, empanaché dans un croissant d’ivoire,
Un ange m’apparaît, ô divine splendeur !
Sa robe de cristal estompe l’ambre noire
Qui revêt aussitôt son écrin de douceur.
Mon devenir se tend vers l’anse illuminée,
Dont l’éclat embellit les nobles sentiments ;
Il cisèle d’espoir l’or de ma destinée
Sous la voûte du ciel où naissent les serments.
J’implore du regard une ultime prière
Hélas, l’ombre s’enfuit auprès du clair matin ;
Il affleure mon cœur de sa frêle lumière
Et Séléné s’endort dans les draps de satin.