MARTIGUES
Un friselis léger couvre l'étang de Berre.
Le crépuscule éteint la lumière du jour ;
Les berges, lentement, s'éclairent à leur tour
Préparant la veillée autour d'un réverbère.
L'automne est arrivé et la feuille sans sève
A teinté le décor des sommets mordorés
Seuls, quelques pins frileux sont toujours décorés
De leurs épis roussis éclatant sur la grève.
S’il est un souvenir gravé dans ma mémoire
C'est bien celui du temps où « le mistral fripon
Des dames de jadis, relevait le jupon »
Lorsqu'elles franchissaient le traître promontoire.
Sous le vieux pont ombré par le mur du prétoire
Un pêcheur ravaudant un filet démaillé,
Ressasse l’air toscan au vieux son éraillé
Pendant que glisse, au loin, une gondole noire.
Quand le soleil couchant affleure les carrières,
Qu'un dernier souffle chaud berce les romarins
J'aime, sur le parvis de la Vierge aux marins,
Ouïr la voix d'airain du clocher de Ferrières.
Promenez-vous, le soir, dans les sombres venelles ;
Humez fort les senteurs d'une soupe aux poissons ;
Du fier pizzaïolo, bercez-vous des chansons ;
Vous n'oublierez, jamais, ses tendres ritournelles.
Pour vous, qui connaissez la Venise de France,
Son ciel sera toujours le plus beau chapiteau ;
Vous y rêvez, d'ailleurs, sur le flanc d’un coteau
Où seul le goéland se risque dans l'errance.
Elle a pour nom, aussi : Venise provençale
Et je comprends Scotto qui fit d'elle en deux jours,
Malgré l'immensité... "Pays de ses amours".
J'offre à mes visiteurs cette
carte postale.
Ah Martigues, j'y passe toujours avec un grand plaisir. C'est une ville qui possède un vrai charme, une vraie atmosphère et des petits restos... sympas !
Aralf (un avignonnais...)
http://les-jardins-d-aralf.over-blog.fr/
Bisous
A bientôt Pauley. Jyckie.
Autrement, j'imagine le plaisir que tu as du avoir en lisant ce poême. Il est vraiment très beau et c'est un beau cadeau que l'on t'a fait !
Bonne continuation et encore merci pour ton message ;-)
Oui, Kacidee, tu as raison et j'entends souvent ce genre de propos sur l'éducation nationale qui est bien plus centrée sur le " par coeur scolaire" que sur l'étude de la maîtrise de l'art littéraire et théâtrale. Ce qui de toute évidence limite parfois l'intérêt que l'on pourrait accorder à nos auteurs ; mais il en est ainsi depuis la nuit des temps. Lorsque l'on grandit, nous nous apercevons avec le recul, que nous avons enfin le choix : celui de lire et d'apprécier notre belle langue française sans la contrainte d'en subir l'apprentissage.
Je t'embrasse. Jyckie
J'ai fait une longue ballade sur ton blog et je t'avoue que beaucoup de choses m'ont troublées dans nos similitudes...
Je te complimente avec ferveur pour la qualité de tes écrits- qu'ils soient en prose ou en vers.
De plus, ton design est élégant et confère à la visite un climat agréable et contemplatif.
Je reviendrai bientôt pour profiter de la manne que tu dipenses ici et qui me paraît du plus grand intérêt.
C'est avec un réel plaisir que je vais aussi te placer dans mes liens.
Bien cordialement à toi, Alice.
Bonjour Alice !
Je te remercie de ta longue visite et crois bien que j'apprécie chaque mot de ton commentaire. Il est bon de penser que l'on apporte un peu de plaisir à celui que l'on reçoit dans son antre. De par ton nom, tu émanes la beauté de l'écriture et le respect. Ton ancêtre doit être fier de voir son talent se péréniser dans ta plume. Amitiés. Jyckie.