....Exogène de son pays natal, l'Italie, le poète Candide Agnèse,
a su trouver un exutoire dans le ruissellement des mots,
gardant au tréfonds de son âme
ce que la vie lui a donné de plus noble :
l'amour et le partage.
Pourtant, d'aucuns ne pourront nier les routes sombres de l'exil
sur lesquelles l'enfant et sa famille ont cahoté
avant de reconstruire leurs racines.
Le poète gardera toujours en mémoire
l'image de ses aïeux
et la douceur de leurs baisers
dans le regard de sa jeunesse.
Après avoir pétri et façonné le pain,
épongé les larmes de la guerre,
côtoyé les rugissements des machines de la pétrochimie
et véhiculé son lot de déchirures,
c'est par sa plume que le coeur de l'être se dévoile
sous une avalanche de sagesse et de sentiments
auxquels l'on ne peut rester insensible.
C'est avec honneur que je me retire sur la pointe des pieds
pour laisser place à sa plume
et à la douce mélodie de sa poésie.
J.Peytavi.
|
PRINTEMPS
Si tu savais, combien je t’aime
Le ciel en perdrait la raison
Toi mon soleil, douceur suprême
Si tu savais, combien je t’aime.
Le renouveau enfin parsème
Les fleurs de la belle saison,
Si tu savais, combien je t’aime
Le ciel en perdrait la raison.
Au calendrier des fleurettes
Le dernier givre a disparu,
Le ciel azure ses mirettes
Au calendrier des fleurettes.
L’hiver, retourne aux oubliettes
Avec son gel, son air bourru,
Au calendrier des fleurettes
Le dernier givre a disparu.
|
|
Poème de Candide AGNESE.
***
|
3