Je caresse parfois un bel et tendre espoir :
Délaisser mes tourments, revivre ma jeunesse ;
Emprunter ce chemin dénué de sagesse
Où mon cœur se consume au feu de te revoir.
Amour, si j’accourrais dans la brise d'un soir,
Rien ne saurait troubler la sublime promesse
De me donner à toi - doux instant de faiblesse -
Sous les ors du couchant embrasant ton miroir.
Ô, Toi ! Berceau d'azur où sommeille la vague ;
Nous serions enlacés, sertis comme une bague,
Sur les moires d’argent aux contours onduleux
S'ouvrent déjà mes bras qu’un sable fin constelle,
Dans les franges d’écume aux reflets velouteux
La mer drape mon corps de sa noble dentelle.
Au petit matin mes pensées font un choix. Je regarde l’aube naissante déposer sur ma feuille blanche les mots pour que s’en viennent les notes, qu’au gré du temps mon cœur chuchote. Je
laisse mes écrits et ma plume regagner leur écritoire. Nous nous retrouverons , espérant du fond du cœur que vous ne m'oublierez pas.