Ô Maguy !
Ange trop tôt parti pour l'éternel silence,
D'une
belle amitié naquit un long parcours ;
L'écriture vibrait dans nos coeurs et, toujours,
Nous exprimions, des mots, la pure précellence.
Nos plumes parfois
étaient en coïncidence
Et notre art à l'acmé chantait d'un même amour ;
Ton
départ vers l'ailleurs endeuille tant ce jour !
J'entends
au loin le glas qui gémit en cadence.
Les
larmes de l'adieu sont un peu de soi-même
Qui disparaît aussi dans l’insondable nuit.
J'écris pour toi, Maguy, ce modeste poème ;
Notre pacte
amical semble ainsi reconduit.
Souvent avec le temps la mémoire s’efface
Mais la mienne, à jamais, fleurira ton espace.