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TRADUCTION DES PAGES

 
   
Lundi 14 avril 2008
 Ô, Luth de l'aède !



Du crépuscule feu, aux cuivres du couchant,

Le manteau de la nuit porte l’or du silence

Quand paraît Séléné inondée de clémence,

Que chérit Endymion le berger, son amant. 

 

Tu vantes haut l’amour dans ton regard de braise

Par ton chant consterné des ardeurs buissonnières.

Tu ourles d’obscurci les sentes forestières

Où glissèrent mes pas prisonniers dans la glaise.

 

Dans tes eaux célestes, était-ce fin hasard

Si caillou vint troubler les flots de ma nuit brève.

Averses de rimes, poèmes sur la grève 

Puisés avec talent aux mânes de Ronsard.

 

Jamais moindre rose ne frôlera ma joue !

N’étais-je qu’une fée sans facultés ni songes 

Que bercèrent la nuit, la lune, ses mensonges 

Pour m’éveiller ainsi, tourmentée je l’avoue !

 

Après je ne sais plus... la lune disparut.

J’ai glissé mon ennui vers les proches rivages

Cherchant l’aveu du ciel sous ses plus beaux adages

Mais mon rêve s’enfuit… quand le jour apparut.


                                  Poème de Jacqueline Peytavi.
                                         

 

par Jacqueline Peytavi publié dans : Réminiscence
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