D'ici et d'ailleurs

MA COMMUNAUTE

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 13:30

 

Je pense à toi, être merveilleux, qui nous offre cet espoir inextinguible et précieux, celui qui dessine un sourire de lune dans le coin de nos yeux. Un fossé se creuse chaque jour davantage entre deux mondes que tu n'apprivoises plus. Deux mondes entre rêves et réalités, d'ici et d'ailleurs, qui creusent ton visage de sillons de larmes.

Ce soir, délaisse ta bouteille et tes vapeurs enivrantes...Viens, l'ami ! Prends ma main et suis-moi loin des badauds qui n'ont rien compris ! Allez, viens, je t'emmène !


Tu fardes tes yeux, ta bouche, Ô ! Clown d’Argent

Les ors à la boutonnière tel un sergent.
Dans ton beau costume tu fais battre des mains

Enrichissant chaque jour et ses lendemains.

 

Tu nous fais rêver à des ailleurs sublimés,

Tu réconfortes les aphorismes opprimés,

Tu coules des regards, frontières esquissées

Entre deux mondes où s’immiscent les risées.


Lorsque tu quittes la piste ton cœur est lourd.

Loin des bravos, des vivats, tu clames l’amour.

Ta belle âme se perd dans un faux labyrinthe,

Tu caches ta peine qui sombre sous l’absinthe.

 

Effluves opiacés des nuées mortifères.
Supplétifs que bercent tes humeurs passagères.

Tourment de vivre entre deux voies extrapolées

Qui se rejoignent aux portes des mausolées…  

 

Etrange rose qui exalte ton délire

Comme une gangue de givre, là, sur ta mire.

Sublime quintessence aux épines mortelles

Qui ourlent les yeux des mandarins trop rebelles.

 

Ô, adorable clown ! Tu verses dans l’enfance

Magnifique et plénier jusqu’à la délivrance.

Tu poursuis tes étoiles empreintes de chimères

Dans le mièvre équilibre de nos vies austères.

 

Etonnant schisme où se mêlent nos piètres pas

Quand se rêvent les choses qui n’existent pas.

Tu vois, l’ami ! Ce soir j’épouse ta tristesse,

Pour toi j’ai pris la plume d’une poétesse.

 

Poème de Jacqueline Peytavi.

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commentaires

matiss 03/08/2012 01:37


Très beau poème . je vous remercie et je vous encourage !

ghislain 18/05/2008 12:52

Ou quand la ptristesse se colore !...Ghislain

stellamaris 14/05/2008 19:55

Magnifique poème triste. J'aime énormément

Béatrix 18/04/2008 23:21

Tu vois Jyckie, quand Basile était petit il avait très peur des clowns et se cachait les yeux pour ne pas voir..et moi même ils m'ont toujours inquiétés..peut-être parce qu'il est très fort ce symbolisme du clown, cette figure si difficile à atteindre qui fait des révérences et des drôles de figures pour dire..rire à la crainte, victoire à la défaite, moquerie à la mort..sourire et indifférence aux médisences et aux méchancetés et qui raconte l'envers de la médaille de nos vies difficiles parfois..mais ta plume d'argent est encore plus forte et c'est une redoutable plume que la tienne..c'est un de tes plus jolis poèmes, je trouve..mon adorable clown..je suis aussi parfois un clown triste mais chut c'est un secret personne ne le sait..sauf toi..bisous ma poétesse préférée.

béa kimcat 17/04/2008 20:59

coucou jickie
quel beau poème ! je vais t'avouer un petit secret : petite, les clowns ne me faisaient jamais rire mais pleurer ; je les trouvais si tristes (et puis on leur faisait des misères et on se moquait d'eux )
bises de béa
ouf pour ton blog !