Lorsque sur le papier, en rimes je m’épanche,
Et que va ma raison vers un autre univers,
C'est toujours ton regard qui préside à mes vers
Embellissant mon coeur comme un gentil dimanche.
Alors de mon destin, je saisis la revanche ;
Sous le ciel des saisons déclinant ses travers
Tes jolis yeux nimbés de mille éclats divers
Sur mon esprit troublé, tombent en avalanche.
Quand ma mémoire hésite en s’absentant parfois
Que mon rêve, la nuit, traduit mal ton visage
De tes beaux sentiments, je fais mauvais usage.
Ainsi que tu le dis de très nombreuses fois,
Tout cela disparaît comme fuit un nuage
Si ton coeur près du mien, s'épanche quelquefois.
Que l'importance soit dans notre regard !
L'extérieur attire le premier,
L'intérieur, les autres.
Les plus beaux yeux sont ceux
qui nous regardent avec Amour et Tendresse !
Ferme les yeux....tu les verras.
Quand mon esprit mort né sans but bat la campagne
Une muse stérile en braillant accompagne
Les vers de mirliton qu'à tresser je m'entête.
Musset avait un luth pour animer la fête,
Lamartine une lyre, isolé en montagne
Et moi, pauvre bruiteur, je me sens comme au bagne
Quand m'enchaine au papier ma plume contrefaite.
J'ai cru pendant longtemps que c'était un tambour
Que je faisais hurler en tapant comme un sourd
Quand, brûlant de rimer, je plagie mes modèles ;
Mais non, j'ai reconnu l'instrument voici peu,
Il s'agit de celui dont usaient les lépreux
Pour faire fuir les gens : je joue de la crécelle.
Merci de respecter le fond et la forme poétique (le rythme et la rime), depuis que j'ai ouvert mon blog, j'ai constaté que cela était rarement le cas.
Un petit problème de césure cependant... (là je suis mesquin), mais Mallarmé avait le même, on ne fait pas toujours ce que l'on veut.