D'ici et d'ailleurs

MA COMMUNAUTE

encrier et plume-copie-2

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 05:01


  

 


Ce soir j’ai un peu froid ! Je tremble et la sueur inonde mes tempes. La nuit m’ouvre ses portes et nous sommes enfin réunis dans l’ombre. Il pleut sur mes joues, pleure dans mon cœur, engloutissant ta chair dans la faible clarté de l’antre. Tu es ma seule quête et j’apprends à me séparer de toi. Bientôt
ne subsistera guère qu’une once de ton âme et ce qui fut ta belle présence ne sera plus qu’évanescence. 

Les heures égrenées savent combien à moi tu t’es offerte dans l’abandon de ta chair dont le souffle était absent, et où face à mon regard, le tien se voulait fuyant. Oui, demain nos routes se sépareront. Non point que l’amour ne soit, car j’ai lu dans ton âme bien plus que n’y verront tes amants. Nous avons souvent fait l’amour sans que tu ne le saches, j’ai appris à aimer ton corps m’interdisant de le prendre.
 


Ange ou démon, tu m’as frôlé de tes ailes ignorant que j’allais me consumer à tire d’elle. J’ai choisi, dessiné, ourlé tes yeux avant même d’y boire puis devant ton corps dénudé, impudique, sont venues les obscures Parques. Les émotions mêlées aux sens engendrent un bien curieux mélange et les silences pudiques ont attisé ma flamme car au bal des mots dits j’ai préféré les maux d’elle. Singuliers arcanes où se lovent les sentiments d’une cause perdue d’avance usant les âmes sur le comptoir des regards intimes.

 

A l’aube d’un nouveau jour je laverai mes mains dans l’eau des au revoir mais ce soir tu m’appartiens encore et je te veux, immobile. Indicibles frontières du portail de l’imaginaire. Une dernière touche, si je l’ose ! Laisse-moi hésiter longtemps encore, veux-tu ? Laisse-moi caresser une dernière fois la courbe de tes seins, le galbe de tes hanches. Louvoyant savamment l’infini de tes formes, je sens sourdre le désir à l’approche de tes lèvres gourmandes, celles-mêmes qu’en ton ventre j’ai mis en couleur, à la chaude lueur de la lampe. Discrète, Vénus sommeille, chancelle quand soudain le plaisir excelle dans cette triste réalité de ne pouvoir t’étreindre. Sublime quintessence !

 

Etrange schisme que le destin réserve à cet artiste bien plus intimement amoureux de l’œuvre issue de la palette, que de son dit modèle et dont seul le pinceau s'adonne au plaisir des infimes caresses.

 

Personne ne pouvait la retenir

Elle est partie sans laisser de trace.

Sa vocation est celle de s’épanouir

En des lieux où il n’a plus sa place,

  Le peintre !!!

  

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Jacqueline peytavi - dans Textes Libres
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commentaires

Liza 14/03/2008 15:42

Merci de tout mon coeur pour ton si beau commentaire, un poème en soi(e), et une si jolie plume . Toutes mes amitiés .
Liza

Tietie007 20/02/2008 16:12

Bonne fin de semaine !

al maury 11/02/2008 17:30

De chez Anna je te découvre et une femme bleue apparaît ! un rêve ....?
A B. Tôt
AL

Frederianne 08/02/2008 15:17

Me liras-tu, ou es-tu déjà partie ?
J'applaudis ces mots merveilles qui savent décrirent si bien ces sentiments troubles et troublants, qui me touchent. Et je te dépose quelques bises tendres, te souhaite un chemin pavé de douceurs et éclairé de joies. A bientôt, peut-être. A plus tard, qui sait... ;-)

jean-marie 07/02/2008 12:42

bonjour, ma Jyckie...
tu devrais afficher ton numéro pour le concours afin qu'on puisse facilement aller voter pour toi... c'est le 113, je crois...
bisous, ma Jyckie
bien à toi
j'm