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TRADUCTION DES PAGES

 
   
Samedi 8 mars 2008

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Le regard dirigé vers la voûte céleste vous invoquez la muse de vos pensées. Parfois de votre plume coule l'encre dissimulant les larmes que vos yeux n'osent verser. Votre poésie ressemble à un chant mélodieux entre distance et rythme, entre son et mot, entre temps présent… et temps qui passe.  

Lorsque surgit le vers, celui-ci se rapproche du cri, parole de fracture, de brisure, laissant jaillir le "je" sous vos adages. C'est dans les fissures du mot juste, sa place entre parole et silence, que vous parvenez à la meilleure mesure, à la meilleure distance.

Les dédales de vos chemins empruntés sont souvent rudes et multiples. L'exigence de l'état et la quête de l'émotion taillée sur la face des mots vous imposent le stricte concordance. L'absence de nourriture spirituelle, sorte de liant indispensable à cette minutie de l'écriture extrême, malmène parfois la fluidité de votre écriture. Le temps précieux, son essence et la difficulté sont autant d'embûches semées sur vos routes d'encre. L'édifice devient digne de Sisyphe lorsque vous arpentez ces terres de vers sur lesquelles marcheront vos fervents lecteurs.

Sur le profil de vos lignes, c'est tout l'univers d'un créateur qui se dévoile. Des instants que la vie sème à l'ombre de la sterne, passant par des sentiments aux couleurs lune ou soleil. Vous maniez le verbe avec la finesse et la légèreté d'un aquarelliste qui réside dans sa soif d'exigence à en saisir toute l'urgence. Votre douleur est un vaste cri d'amour et le bonheur se dessine en volutes sans ambages.

Un gout de liberté et une réelle passion de la vie orientent vos rimes vers la recherche d'une épure teintée de musicalité cristalline, en ces temps où le futile et l'éphémère l'emportent sur les soupirs du coeur, d'une saine et rafraîchissante lecture. L'occasion et donc belle de flâner en vos jardins. Enfin et surtout,l'on quitte vos mots à regrets, bouleversés par cette étrange alchimie que vous seuls possédez, celle de rendre la vie belle, le temps du partage, le temps d'une lecture.

Ô chères Amours ! Qu’il est divin de vous lire !
Chaque ligne à la rime énamourée fait vibrer mon cœur ! 
Le rythme mélodieux de votre lyre trouble mon esprit,
Enrichissant chaque jour qui se lève.
Vous m’offrez votre cœur ?
Que serait le mien sans vous ?
Un fardeau, une plainte, 
Que ce sentiment émanant de vous, 
reçoit comme une étreinte.

Ô ! Combien je vous aime troubadours.
Si les vers sont votre domaine,
Si je ne sais, à vous, être pareille,
Croyez que mon amour brille de mille facettes
Et que ma plume écrit
 Que mon cœur vous crie :
Je vous aime !
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par Jacqueline Peytavi publié dans : Lyrisme personnel
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