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   Grinçant de tous ses gonds, la porte s'est ouverte

   Laissant gémir les pleurs mouillés du souvenir,

   Quand sèche dans la joie l'heureuse découverte...

   Les objets des aïeux qu'ils nous font parvenir.

 

   

  
Horloge, ton œil terni au regard de Cyclope,
   Tes aiguilles attristées marquent huit heures vingt ;
   De ton bois vermoulu, ta peau n'est qu'enveloppe
   Qui demeure debout, et nous contemple en vain.

 

  

   
Les journaux ont jauni au- dessus de l'armoire,

   Aux fils des décennies, sont les mêmes tourments ;

   Les photos des parents avivent la mémoire

   Prolongeant dans nos traits, leurs gènes, leurs ferments.

 

   

  
Cahiers du temps passé, violettes écritures

   Où pleins et déliés ressemblaient à des corps,

   Rondeurs, tailles fines, ô belles créatures !

   J'en voudrais encor voir chatoyer nos décors.

 

   

   Sans fin les araignées entrelacent leurs toiles.

   Dans les rais du soleil se succèdent les jours

   Traversant le grenier en poussière d'étoiles

   Qui font revivre un temps tous ces anciens séjours.

 

Poème de Candide Agnèse
***

 


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