Il est important pour moi
de vous faire partager
la lecture du courrier
que je viens d'adresser aux éditeurs.
En quelques mots vous allez comprendre
le mal qui me ronge...
le désespoir qui m'étreint.
Avoir une belle âme,
De l'amour à revendre,
De la générosité à tout prendre,
à tout rendre,
est chose banale
déconsidérée,
sous-estimée.
Depuis notre plus tendre enfance,
nous entendons prôner autour de nous :
Soyez généreux, tendez la main !
Regardez autour de vous !
Partagez votre destin !
Farivoles, bagatelles
Foutaises, balivernes !
Oui ! Colères et drapeaux en berne !
Voilà bien la douce Jyckie hors d'elle.
Lundi 11 juin 2007
Madame, Monsieur,
Vous exprimer combien ma déception est immense semble chose courante à vos yeux, j'en conviens. Toutefois, en regard de votre décision dépassant tout entendement, je n'en retiendrai que la mise en échec d'un projet humanitaire dont j'étais fière de porter le flambeau. Oui ! J'exprime ma stupéfaction, Ô combien !
En excluant le fait que vous n’ayez accordé la moindre attention à mon recueil de nouvelles, j'eus espéré votre délicatesse à répondre à l’attente de Madame Bernadette Chirac et de la Fondation des Hôpitaux de France, pièces jointes à mon courrier.
Or, vous n’avez eu le moindre égard, ni considération pour notre cause, d'autant qu’il s’agissait de faire don de tous mes droits d’auteur à « l’entier profit » des personnes âgées dans le cadre de l’opération « + de vie ». Ce projet innovant ne tendait qu’à améliorer leur condition de vie au sein même des hôpitaux. Certes, quelques auteurs ont déjà accordé 1% voire 2% de leurs droits à une noble cause, je proposais l’entier bénéfice, suis-je sotte pour autant ?
Comment imaginer que vous ayez pris en considération l’aval de la Présidente de la Fondation, Madame Bernadette Chirac, à travers celle de la Fondation des Hôpitaux de France, qui me félicitent de mon geste généreux, adjoignant de l'estime à mes écrits, alors que votre réponse n’est qu’une lettre stéréotypée dont vous ne modifiez que le nom du destinataire, sans avoir formulé la moindre allusion quant à notre projet ? Dois-je en déduire que vous ayez sciemment niché notre magnifique projet dans les oubliettes de votre corbeille ?
Comment arriveriez-vous à me convaincre de la crédibilité des maisons de l'édition ? Comment me prouveriez-vous que mes écrits sont en deçà de toutes publications ? Autant incriminer tous les membres des jurys littéraires de la France entière, qui accordent des Prix, des Grands Prix et des Trophées, à une nullité…portant le titre "fallacieux et ronflant » d’Académicienne de Provence. Je conçois que mes écrits n’aient été dégauchis par quiconque, que des corrections s’imposaient et ce, en fonction de vos exigences.
Je n’ai hélas point la chance d’être la fille ou parente d’une quelconque sommité ou célébrité de La Haute Sphère ; je n’ai pas de nom connu : je suis Madame PERSONNE.
Me référant aux appels de dons de plus en plus nombreux des chaînes de télévision ou médias, je pensais qu’un bon nombre de donateurs serait satisfait de garder en possession un recueil, preuve tangible de leur générosité…et suis dépitée, car m’attriste bien davantage la non considération de notre projet, que le fait de m’accorder la moindre once de talent…
Savez-vous ce que je ressens ? J’ai la douloureuse impression de tendre la main aux personnes âgées sur l’autre rive, une main empreinte d’amour et de générosité, et votre monde sélectif de l’édition vient de la trancher sur le billot de l’inconséquence…
Je reste sur mon entière déception, mes pages demeurent blanches, je ne crois plus ni en ma plume, ni en mes écrits et bien moins encore à ce titre d’Académicienne ayant leurré, berné mes dernières illusions sur le monde de l’édition et sur le don que ma générosité s'apprêtait à accomplir.
Recevez, Madame, Monsieur, mes meilleures salutations.
Madame Peytavi Jacqueline.
Sachant que ma devise se trouve être :
"...Des mots simples
pour dire les choses
simplement..."
J'avais souhaité,
à travers une écriture accessible à tous,
partager mon amour
et mon attachement
aux personnes âgées...
Les grands éditeurs en ont décidé
....autrement !
****
Le travail d'écriture
qu'exige une nouvelle
dont les règles sont multiples,
restera toujours déconsidéré,
Et je suis... découragée !
J'ai besoin pour un temps,
.....de m'effacer !
Très amicalement,