Poèmes classiques

 

 

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Vous n’avez jamais su quels furent mes tourments ;

J’ai brodé mes ennuis sur les franges lointaines

Abreuvant la tristesse aux perles des fontaines

Où scintillent nos pleurs en leurs purs chatoiements.

 

Puis, j’entendis au loin, sous la voûte opaline,

Résonner mon prénom à l’abord du chemin 

L’aède souriait, tel était mon destin :

Sois l’ombre de ta plume, Ô, chère Jacqueline !

 

Grâce à lui je devins cet humble troubadour

Qui torture son cœur et chavire les âmes

Pour orner de satin les rêves, les dictames

Eveillant doucement les rimes à l’amour.

 

Alors j’ai ressenti qu’au-delà de ma lyre

Le destin du poète aux soleils sans couleur

Serait auprès de vous le divin ciseleur

Eternisant la vie au joyau d’un porphyre.

 

 

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Poème revisité extrait de mon recueil


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